Comment le 14 Juillet est il devenu fête national ?

Demain, nous serons le 14 Juillet. En ce jour de fête nationale, des militaires défileront sur les Champs-Elysées, des feux d’artifices seront tirés, et des discours seront prononcés. Sur la fierté nationale, sur la liberté, sur la Première Guerre Mondiale aussi, dont on commémore le centenaire. De chaque coté de l’échiquier politique, on aura quelque chose à dire à propos du 14 Juillet. On parlera de cette Bastille qui tomba il y à 225 ans de cela, vides d’hommes mais pas de sens. On parlera de souveraineté nationale, de Révolution Française. On oubliera la Terreur et son cortège de guillotinés, on oubliera une autre révolution, moins glorieuse et plus sanglante, qui se finit contre un mur du Père-Lachaise. On criera notre amour pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et puis on ira briser ces idéaux dans les urnes en votant Front National.

Je me rends compte que je commence ce billet de façon super pessimiste, et qu’en plus je me suis carrément éloigné de mon idée de départ qui était : Non, le 14 Juillet ne commémore pas la prise de la Bastille. Enfin, pas seulement la prise de la Bastille. Aujourd’hui, nous allons donc parler de comment le 14 juillet est devenu notre fête nationale.

 Feu d'artifice 14 juillet

Lire la suite

Publicités

Ces morts à la con : Rois de France et linteaux de portes

On ne meurt qu’une fois, disait Molière, et c’est pour si longtemps… Ce serait dommage de rater son départ et de devenir, a posteriori, la risée du monde. Si vous vous appelez David Grundman, ça passe (je n’ai pas dit ce nom au hasard, vous irez chercher ), mais si vous êtes un personnage important, ça craint un max. Les biographes s’en donnent à cœur joie, pendant que l’entourage essaie désespérément d’inventer un prétexte bidon pour ne pas rougir de honte pour les 100 ans à venir. Parfois, il vaut mieux se faire assassiner. L’autre fois, je parlais du roi Suédois mort de sa boulimie. Aujourd’hui, on va parler de deux autres rois, morts à plusieurs siècles d’intervalles, terrassés par le même ennemi, le linteau de porte.

Un linteau de porte, pour ceux qui n’ont jamais vu de portes (auquel cas, je me demande bien où vous habitez), c’est la partie située au dessus d’une porte et qui sert à éviter que les murs s’effondrent. Souvent faite en bois, elle peut aussi être faite en pierre, et ornée de motifs sculpturales. Généralement, ces motifs se résumaient au blason ou aux devises des propriétaires de la maison, mais pouvaient aussi être de véritables œuvres d’art comme les linteaux des églises.

Vous devez vous dire : « Oui, c’est bien gentil ton truc coco, mais comment tu peux tuer des gens avec ça » ? Bah, y’a deux écoles. La première école dite « Louis III », et la deuxième dite « Charles VIII ». Oui, les deux sont des rois de France. Pour la fierté nationale, on repassera.

Charles VIII et Louis III, victimes d'une même malédiction

Charles VIII et Louis III, victimes d’une même malédiction : les portes

Lire la suite

Glozel : Un mystère au coeur de l’Auvergne

Bonjour les gens. L’article qui suit est un court résumé d’une affaire vachement complexe. Je me pencherais peut-être sur certains détails précis plus tard. En tout cas, il n’est pas exhaustif, et résume très rapidement le problème, sans soulever tout les problèmes qu’il pose. Parce que 1) y répondre prendrait des heures et des heures et 2) je suis incapable d’y répondre comme il faut, alors ca vaut pas le coup d’y passer des heures. Voila. Bonne lecture !

Il existe en France, un petit hameau nommé Glozel. Situé au beau milieu de la campagne auvergnate, il héberge moins de 10 habitants et… un mystère archéologique majeur. Si l’affaire semble aujourd’hui enterrée, elle eut une telle ampleur dans les années 30, que certains allèrent jusqu’a la comparer à l’affaire Dreyfus. Bien que relevant de l’archéologie, cette affaire passionna toute la population française, divisée entre ceux qui croyaient en Glozel, et ceux qui ne voulaient pas y croire. Aujourd’hui encore, le débat n’est pas encore réellement clôt, et certains se demande encore si Glozel ne cache pas encore quelques mystères…

Glozel-panneau-routier-2008

Panneau routier à proximité de Glozel (03)

Lire la suite

Bordeaux, 1834-36 : Les frères Blanc craquent les télégraphes Chappe

Bonjour les gens ! Comme promis, voici la suite de l’article sur les Télégraphes Chappe. J’espère que vous l’avez aimé. Si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez le retrouver . Ou . Et même (Ca sert à rien de cliquer partout, hein). Le billet du jour traitera (encore) des Télégraphes Chappe, donc, si vous ne savez pas ce que c’est, je vous conseille de lire la première partie, sinon, vous ne comprendrez pas grand chose.

L’histoire suivante m’a donné du mal pour trouver les sources. Les différents protagonistes ce sont peut-être donné du mal pour la faire oublier. Mais, même si je ne peux vous fournir de sources précises confirmant chacun des faits, je peux vous certifier que cela à eu lieu. Et c’est déjà bien. Allez c’est parti pour un court voyage à Bordeaux en 1834.

Place de la Bourse à Bordeaux (Crédits : Christophe Finot)

Place de la Bourse à Bordeaux (Crédits : Christophe Finot)

Lire la suite

France, XIXe : Naissance et mort des Télégraphes Chappe

Bonjour les gens. Aujourd’hui un billet un peu différent, pour une raison toute con. En effet, il sera en deux parties. La première traitera d’un sujet un peu général, celui des Télégraphe Chappe, et la seconde traitera d’un fait divers survenu au XIXe siècle, relatif à l’utilisation de ces télégraphes. Mon idée première était de raconter uniquement ce fait-divers, mais je me suis rendu compte que les télégraphe Chappe ne vous étaient peut-être pas familiers. Il faut reconnaitre que ce système n’est plus utilisé depuis… 1855. Ca remonte un peu, effectivement.

Donc, dans ce premier billet, je traiterai de l’invention des télégraphes Chappe, par les frères du même nom, ainsi que de son mode de fonctionnement, qui est, il faut le reconnaitre, plutôt spécial.  Lire la suite